X

TerraCycle : inciter fabricants et consommateurs à recycler les déchets « non-recyclables »

#RECYCLAGE#CONSOMMATION 328
TerraCycle - Inciter fabricants et consommateurs à recycler les déchets « non-recyclables »

Le cœur du modèle de TerraCycle consiste à organiser des programmes de collecte et de recyclage de déchets spécifiques, sponsorisés par les marques qui ont fabriqué les produits en question. En bout de chaîne, ces matériaux réputés « non-recyclables » sont valorisés sous forme de nouveaux produits de consommation courante ou deviennent des matériaux de fabrication, dans une double logique d'économie circulaire et d'objectif zéro déchet.

Upcycling et recyclage, des solutions circulaires pour les déchets

TerraCycle - Upcycling et recyclage, des solutions circulaires pour les déchets

En 2001, alors étudiant à Princeton, l’Américain Tom Szaky a l’idée de fabriquer de l’engrais naturel à partir d’excréments de vers de terre nourris avec des restes de cantine, qu’il vend dans des bouteilles récupérées. Face à la demande grandissante, il débute une vaste collecte de bouteilles avec le soutien de marques comme Coca-Cola ou PepsiCo, dans l’objectif de les réutiliser comme contenants de son engrais commercialisé sous la marque TerraCycle. Dès 2007, TerraCycle élargit son activité en se lançant dans le recyclage d’autres déchets, en partenariat avec des entreprises telles que Walmart ou Capri-Sun.

S’intéressant aux déchets à valeur économique négative (qui ne présentent pas d’avantage financier à être recyclés), l’entreprise part à la conquête de cet océan de matériaux soi-disant « non-recyclables ». D’année en année, elle met à contribution de plus en plus de fabricants à travers le monde et arrive en France en 2011 avec un premier programme de recyclage.

Du recyclage sponsorisé par de grandes marques

TerraCycle - Du recyclage sponsorisé par de grandes marques

TerraCycle propose des solutions de valorisation des déchets produits par des entreprises partenaires soucieuses d’améliorer leur impact environnemental. À l’occasion de programmes gratuits de recyclage sponsorisés par ces marques, elle incite particuliers, entreprises, associations ou établissements scolaires à devenir « collecteurs » en récupérant des déchets spécifiques à chaque programme. Le premier programme en France a été mis en place avec la marque BIC et consistait à collecter des stylos, surligneurs, correcteurs et autres outils d’écriture. Ont suivi, notamment, les programmes de recyclage des produits cosmétiques Melvita et L’Occitane, des gourdes et contenants alimentaires Good Goût ou BabyBio, des dosettes Tassimo ou encore des emballages de biscuits St Michel.

Une fois les déchets récupérés, ils sont envoyés à TerraCycle qui les adresse à des filiales de recyclage partenaires, où ils sont traités et valorisés en de nouveaux produits de consommation (réutilisation ou upcycling) ou recyclés en matières premières secondaires utilisées dans de nouveaux procédés de fabrication (concerne 97% des déchets collectés par TerraCycle). En échange des déchets récupérés, les « collecteurs » reçoivent des points qui sont convertibles en dons pour l’association ou l’école de leur choix.

Supprimer l’idée même de déchet ?

Convaincues par la fameuse maxime selon laquelle « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », les équipes de TerraCycle veulent évangéliser avec cette conviction et prouver que tout objet ou matière peut accéder à une seconde vie. Pour ce faire, l’entreprise continue son expansion à travers le monde et espère être bientôt présente sur tous les continents pour y creuser le sillon du « zéro déchet » qui lui est cher : « Nous espérons que dans les années futures, de plus en plus de déchets seront recyclés par les filières traditionnelles. Nous avons vocation à nous détourner totalement de notre modèle économique actuel pour créer un nouveau système totalement circulaire qui élimine totalement le déchet ».

En attendant, l’entreprise américaine compte déjà en France plus d’un million de « collecteurs » et a ainsi évité l’incinération ou l’enfouissement de près de 62 millions d’unités de déchets. Quant à son système de « points TerraCycle », convertibles en dons, il a permis de financer des écoles ou des associations françaises à hauteur de 600 000 €.

TerraCycle

Créé en 2001

5 Wadsworth Road
UB67JD London

Abonnez-vous aux effinews

Réseaux
Sociaux


Rejoignez-nous !